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Nicole Claveloux : Quand Okapi rencontre Métal Hurlant

Entre récits pour adultes à la fantaisie iconoclaste et BD jeunesse affranchies,
Nicole Claveloux a depuis le début des années 1970 mis sa fantaisie débridée, son humour et son goût de la recherche plastique au service de la bande dessinée et de l’illustration. Cette exposition mettra en lumière son travail fondateur et éclectique.

Nicole Claveloux, “an unforgettable, unjustly neglected master of French comics” (“un maître inoubliable de la bande dessinée française, injustement méconnu”)… C’est en ces termes que l’éditeur New York Review Comics présente, sur son site, l’artiste dont il a publié un recueil en 2017.

Inoubliable”, c’est certain : Nicole Claveloux a réalisé quelques chefs d’œuvres absolus du 9e art. Portés par un imaginaire unique en son genre, tour à tour rêveur et acerbe, décalé et subtilement érotique, servis par un dessin reconnaissable entre tous, ses récits pour adultes ont émerveillé les lectrices et lecteurs d’Ah!Nana et de Métal Hurlant dans les années 1970. Les plus jeunes ont quant à eux savouré jusqu’au milieu des années 1990 ses pages d’une incroyable modernité dans Okapi, où apparaissent des personnages savoureux (Grabote, Louise XIV, Cactus Acide et Beurre Fondu…).

A ses dialogues souvent subversifs, Nicole Claveloux associe un trait qui puise ses influences autant chez Jérôme Bosch que chez Wilhelm Busch ou Winsor McCay. Noir et blanc, couleurs ; trait, hachures ; à plat, modelé : elle jongle avec les styles et les techniques. Son goût pour la recherche plastique s’exprime aussi à travers des dessins érotiques réalisés dans les années 2000 et de nombreuses peintures.

Dans sa préface à l’édition américaine mentionnée plus haut, Daniel Clowes compare son univers à celui des premiers films de David Lynch, son talent graphique à celui de Robert Crumb, son travail de la couleur à celui de Heinz Edelmann (le créateur du film d’animation Yellow Submarine)… Son inventivité, son trait habité et ses couleurs hypnotiques, l’originalité profonde de son monde intérieur la placent assurément aux côtés des plus grands plasticiens de la bande dessinée de son époque à l’instar de Bilal, Druillet ou Moebius.

Voilà pour l’aspect inoubliable. Mais “injustement méconnu” ? Le terme est un peu fort. Il semble plutôt que les bandes dessinées de Nicole Claveloux ont été progressivement éclipsées par ses nombreuses illustrations pour la jeunesse, qui l’ont rendue célèbre.

Quoi qu’il en soit, cette exposition au Festival d’Angoulême 2020 permettra de (re)découvrir les bandes dessinées de cette immense créatrice, tout en proposant un tour d’horizon éclectique de ses travaux pour la jeunesse et de son œuvre picturale et intimiste.

Nicole Claveloux, “an unforgettable, unjustly neglected master of French comics” (“un maître inoubliable de la bande dessinée française, injustement méconnu”)… C’est en ces termes que l’éditeur New York Review Comics présente, sur son site, l’artiste dont il a publié un recueil en 2017.

Inoubliable”, c’est certain : Nicole Claveloux a réalisé quelques chefs d’œuvres absolus du 9e art. Portés par un imaginaire unique en son genre, tour à tour rêveur et acerbe, décalé et subtilement érotique, servis par un dessin reconnaissable entre tous, ses récits pour adultes ont émerveillé les lectrices et lecteurs d’Ah!Nana et de Métal Hurlant dans les années 1970. Les plus jeunes ont quant à eux savouré jusqu’au milieu des années 1990 ses pages d’une incroyable modernité dans Okapi, où apparaissent des personnages savoureux (Grabote, Louise XIV, Cactus Acide et Beurre Fondu…).

A ses dialogues souvent subversifs, Nicole Claveloux associe un trait qui puise ses influences autant chez Jérôme Bosch que chez Wilhelm Busch ou Winsor McCay. Noir et blanc, couleurs ; trait, hachures ; à plat, modelé : elle jongle avec les styles et les techniques. Son goût pour la recherche plastique s’exprime aussi à travers des dessins érotiques réalisés dans les années 2000 et de nombreuses peintures.

Dans sa préface à l’édition américaine mentionnée plus haut, Daniel Clowes compare son univers à celui des premiers films de David Lynch, son talent graphique à celui de Robert Crumb, son travail de la couleur à celui de Heinz Edelmann (le créateur du film d’animation Yellow Submarine)… Son inventivité, son trait habité et ses couleurs hypnotiques, l’originalité profonde de son monde intérieur la placent assurément aux côtés des plus grands plasticiens de la bande dessinée de son époque à l’instar de Bilal, Druillet ou Moebius.

Voilà pour l’aspect inoubliable. Mais “injustement méconnu” ? Le terme est un peu fort. Il semble plutôt que les bandes dessinées de Nicole Claveloux ont été progressivement éclipsées par ses nombreuses illustrations pour la jeunesse, qui l’ont rendue célèbre.

Quoi qu’il en soit, cette exposition au Festival d’Angoulême 2020 permettra de (re)découvrir les bandes dessinées de cette immense créatrice, tout en proposant un tour d’horizon éclectique de ses travaux pour la jeunesse et de son œuvre picturale et intimiste.