49e ÉDITION – 27 JANVIER > 30 JANVIER 2022
 
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49e ÉDITION – 27 JANVIER > 30 JANVIER 2022

Manifeste

Une vingtaine d’entités fédératrices de contributeurs et partenaires publics et privés essentiels à l’existence même du Festival - autrices et auteurs, éditrices et éditeurs, libraires, institutions culturelles, collectivités, médias, entreprises… - ont signé symboliquement et collectivement un texte de soutien au Festival.

Au-delà de sa dimension morale, le texte titré, Angoulême 2021, pour un Festival plus nécessaire que jamais est porteur de l’affirmation d’une volonté d’agir ensemble dans ces temps compliqués que le monde, notre société et la culture traversent. Ce regroupement autour d’un événement représentatif de l’écosystème de la bande dessinée trouve sa raison d’être dans l’intérêt que les français portent aujourd’hui au 9e art et le rôle de celui-ci dans la relation de la jeunesse à la lecture. Des liens qu’il est important de maintenir quelles que soient les circonstances. Le Festival remercie sincèrement tous ces signataires de leur geste solidaire.

ANGOULÊME 2021 : POUR UN FESTIVAL PLUS NÉCESSAIRE QUE JAMAIS

La culture est l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire que nous vivons.

Le champ événementiel souffre tout particulièrement. Alors que notre pays propose une offre exceptionnelle de manifestations culturelles, dont plusieurs sont des références mondiales, l’interruption de la plupart, depuis le printemps dernier, a laissé un terrible vide.

L’importance de ces événements n’est pas seulement d’ordre culturel ; elle est aussi économique, éducative et sociale. Innervant les territoires, les festivals apportent un éclairage sans équivalent sur les artistes et les arts qu’ils promeuvent. Ils permettent une rencontre avec des publics très divers, les amateurs assidus comme les néophytes, les enfants comme les adultes. Le temps festif qu’ils génèrent et les échanges qui en constituent le cœur ont un caractère irremplaçable.

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême est tout cela pour la bande dessinée. Depuis des décennies, il participe à sa reconnaissance en tant que forme d’art, contribuant à son dynamisme et sa visibilité.

Autrices et auteurs, éditrices et éditeurs, libraires, journalistes, institutions, médias, entreprises partenaires, à des degrés divers, nous contribuons tous à la réalisation du Festival. En cette période où il a besoin de nous, nous avons aussi besoin de lui, chacun avec nos spécificités.
Voilà pourquoi nous sommes à ses côtés afin de contribuer à faire exister sa 48e édition en 2021, dans une forme réinventée. Celle d’une manifestation en deux temps (hiver-été), adaptée aux circonstances et dont la vocation première sera de promouvoir les livres de bande dessinée.

Nous approuvons la volonté du Festival de dévoiler, dans le calendrier habituel, sa Compétition Officielle et d’attribuer son palmarès (respectivement en novembre, puis fin janvier). Ce sont ainsi plus de soixante-dix ouvrages remarquables qui bénéficieront d’un coup de projecteur et pourront contribuer à activer des commandes en « click & collect » auprès des libraires, dans tout le monde francophone.

À la fin du mois de janvier, nous nous réjouissons qu’une exposition phare soit consacrée à Emmanuel Guibert, Grand Prix 2020 désigné par ses pairs. D’autant que la participation de cet auteur majeur, humaniste, à la confluence de nombreuses formes de la bande dessinée, d’arts et de publics, aura une portée éminemment symbolique.

Nous relaierons, tous ensemble, l’action du Festival qui incitera à la lecture de la bande dessinée, dont les livres circulent le plus dans les familles et comptent parmi les plus lus par la jeunesse.

Participer sous différentes formes au Festival si, comme nous l’espérons, il lui est possible, du 24 au 27 juin, d’organiser un événement en « présentiel », sera pour nous une priorité. Un événement plus proche de sa forme habituelle, proposant une programmation artistique et une offre éditoriale. En s’associant à l’opération initiée par le CNL, « Partir en Livre », incitant à inclure la bande dessinée dans les lectures estivales, c’est encore une fois à la promotion des œuvres et de la création contemporaine que le Festival apportera une contribution.

Depuis le début de la pandémie, les Français ont montré leur attachement au livre et tout particulièrement à la bande dessinée. Le Festival d’Angoulême nous offre l’opportunité de nous rassembler pour répondre à leurs attentes. Voilà pourquoi nous nous réunissons autour de lui.

 

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