50e ÉDITION – 26 > 29 JANVIER 2023
Journée pro : 25 janvier
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Christophe Blain, dessiner le temps

Auteur phare de la nouvelle bande dessinée, Christophe Blain se voit cette année consacrer une grande rétrospective. L’occasion de (re)découvrir la maetria de son dessin, dont l’énergie transcende chaque séquence qu’il met en scène. Placée sous le signe du cinéma, cette exposition illustre également l’omniprésence du 7e art dans ses œuvres. 

Les deux tomes de Quai d'Orsay (Dargaud, 2010 et 2011) sont un condensé de ce qui fait l'art de Christophe Blain : un trait virtuose, une attention portée au rythme des dialogues et à la gestuelle des personnages et, surtout, une énergie folle qui se dégage de chaque planche. Ni le public, ni la critique ne s'y sont trompés. En 2013, le tome 2 de Quai d'Orsay (coscénarisé par Abel Lanzac) a décroché le Fauve d'or au Festival d'Angoulême, quelques mois avant la sortie en salles de son adaptation cinématographique. Un événement qui a remis en lumière l'autre passion dévorante de Christophe Blain : le 7e art. Omniprésent dans ses œuvres, c'est l'une des obsessions du dessinateur. En feuilletant les pages du Réducteur de vitesse (Dupuis, 1999), d'Isaac le pirate (Dargaud, 1999 à 2005 - Prix du Meilleur Album à Angoulême en 2002 pour le premier volume), ou encore d'un Donjon Potron-Minet, (Delcourt, 2001) les cinéphiles remarqueront des visages empruntés à des acteurs, notamment américains, ou encore des scènes inspirées des films qui le hantent, tels que Butch Cassidy et le Kid de George Roy Hill, Rio Bravo d'Howard Hawks, La Sirène du Mississipi de François Truffaut, ou encore Le Bonheur d'Agnès Varda. 

Un genre suscite particulièrement l'admiration de Christophe Blain : le western. Il explore ce paradis perdu à travers sa série Gus, et plus récemment avec sa reprise de Blueberry (Dargaud, 2019), aux côtés de Joann Sfar. Ainsi, parce qu'il n'est pas un de ses albums qui n'ait une motivation forte de cinéma, le Festival d'Angoulême a fait appel aux films fétiches de Christophe Blain pour décrypter son processus de création. Un fil rouge et souterrain qui permet d'aborder les différentes thématiques qui lui sont chères, comme les océans et le Paris interlope dans Isaac le pirate, le western sentimental et mélancolique dans Gus (Dargaud, 2007 à 2017), les femmes fortes et indépendantes dans La Fille (Gallimard, 2013) (et plus généralement dans l'ensemble de son œuvre), la vie politique dans Quai d'Orsay, la gastronomie dans En cuisine avec Alain Passard (Gallimard BD, 2011), ou encore le dérèglement climatique dans Le Monde sans fin (Dargaud,2021).