CONCERT JEAN-CLAUDE VANNIER ILLUSTRE PAR AUDE PICAULT
Spectacles | Théâtre d'Angoulême 1 seule représentation
28 janvier 2012

Légende de la musique made in France, Jean-Claude Vannier rend visite au Festival pour y créer en public un spectacle symphonique inédit, avec la complicité d’Aude Picault. Immanquable !

Le 28 août dernier, à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, Jean-Claude Vannier dirigeait le Los Angeles Symphonic Orchestra pour une unique interprétation en public d’Histoire de Melody Nelson, avec une brochette de prestigieux solistes dont Beck et Sean Lennon. Pour les six mois suivants, le fameux compositeur-arrangeur de la chanson française avait décliné tout autre engagement d’importance, à l’exception d’un seul : donner un concert symphonique en public au théâtre d’Angoulême, dans le cadre du 39e Festival international de la bande dessinée…

Petite anecdote amusante et flatteuse, qui dit assez à quel point le Festival s’enorgueillit d’accueillir cette année, pour un concert exceptionnel, celui qui fut des années durant le complice aussi discret qu’éminent de Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Claude Nougaro, Michel Magne, Astor Piazzolla, Michel Jonasz, Brigitte Fontaine, Julien Clerc, Barbara, Martial Solal, Alain Bashung, et tant d’autres.

 

Amorcée à l’orée des années 60 à Alger, au contact des musiques arabes, la trajectoire de ce parfait autodidacte (il raconte avoir assimilé ses premiers rudiments d’orchestration au contact… des manuels de la collection « Que sais-je ? ») frise l’incroyable. Tour à tour parolier, compositeur, arrangeur, chanteur – et parfois souvent un peu tout cela à la fois –, Jean-Claude Vannier se fait connaître dès la fin des sixties en collaborant avec Brigitte Fontaine, Johnny Hallyday, Gilbert Bécaud, Michel Legrand, Jane Birkin ou Michel Polnareff (dont les arrangements de Nous irons tous au paradis ou Tous les bateaux). Le mythique Histoire de Melody Nelson (1971), composé à quatre mains avec Serge Gainsbourg, va le faire entrer dans la légende.

 

On le retrouvera par la suite, au fil des années, aux côtés d’une myriade de figures de la chanson française – en vrac Dani, France Gall, Maurane, Mike Brant, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Christophe, Jacques Higelin, Mort Schuman, Carole Laure, Enzo Enzo « et puis bien d’autres encore, – c’est lui qui l’écrit – avouables ou inavouables »… Ce qui ne l’empêche pas de mener par ailleurs de multiples activités personnelles, toujours sonores ou musicales, que ce soit comme chanteur ou pour signer spectacles, rubriques radiophoniques, jingles en tout genre, partitions pour défilés de mode, direction d’orchestres, contes musicaux pour les enfants, « musiques de fond » pour des téléfilms ou compositions originales pour le cinéma – dont, tiens, tiens, la bande-son de L’Amour propre de Martin Veyron… Quel parcours !

 

C’est donc, si l’on veut bien pardonner la facilité du clin d’œil, cet homme-orchestre qu’accueillera avec bonheur le Festival international de la bande dessinée pour sa 39e édition. Consacré par l’actualité (il vient de sortir un nouvel album de chansons, Roses rouge sang, entouré par de prestigieuses pointures comme Herbie Flowers, Big Jim Sullivan et Vic Flick), Jean-Claude Vannier sera pour la circonstance en résidence au conservatoire d’Angoulême, et créera en public au théâtre, samedi 28 janvier, un spectacle symphonique inédit… et illustré. Un vrai moment fort : cordes, choristes, fanfare, quatre-vingt musiciens du conservatoire Gabriel Fauré, pas moins, rejoindront sur scène le chanteur-auteur-compositeur et son piano, avec entre autres au générique deux extraits de Melody Nelson.

 

Pour lui donner la réplique en images, live, une comparse inattendue : la dessinatrice Aude Picault. Illustratrice et auteure de bande dessinée tout-terrain, capable d’évoluer aussi bien dans l’univers du livre pour enfants (Le Crocovoleur de doudous, éditions Kaléidoscope) que dans le registre libertin (Comtesse, aux Requins Marteaux) ou la chronique d’inspiration autobiographique (Moi je, éditions Warum, Transat puis Fanfare chez Delcourt), l’univers d’Aude Picault – légèreté, finesse, impertinence – devrait aisément, par-delà les générations, entrer en résonance avec celui de Jean-Claude Vannier.

Et puis, sa biographie n’indique-t-elle pas qu’elle fut aussi tromboniste avant d’opter finalement pour la bande dessinée ? Ces deux-là, décidément, devraient avoir beaucoup à partager – la bonne nouvelle étant que nous serons là aussi, dans la salle. Poussez pas, derrière.

 

Concert Jean-Claude Vannier illustré par Aude Picault

Théâtre d’Angoulême • Une seule représentation le samedi 28 janvier 2012, à 20 h 30 • Tarif unique 20 €

Production : 9eArt+ • Coordination : Benoît Mouchart

Attention, l’accès aux spectacles du Festival n’est pas inclus dans le Pass Festival. L’achat d’un billet spécifique est indispensable.

Réservations : - en ligne : www.theatre-angouleme.org ou www.fnac.com

- sur place : Théâtre d’Angoulême

 

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