L’Histoire du festival

édition par édition

2008

José Muñoz

Muñoz, tout en élégance, choisit de dédier l’espace d’exposition qui lui est consacré à la bande dessinée argentine, que les festivaliers peuvent ainsi découvrir dans toute sa diversité. Pour les plus jeunes, on célèbre le cinquantenaire de la naissance des Schtroumpfs ainsi que la série Lou de Julien Neel, tandis qu’une spectaculaire exposition explore le thème des villes du futur. Pour la première fois dans l’histoire du Festival, la Chine est venue en force à Angoulême avec un spectaculaire « Pavillon Chine » installé dans la Cour de l’Hôtel de ville et une délégation de près de quarante auteurs, éditeurs et officiels, dont une vice-Ministre de la Culture. Les adeptes de la culture manga sont eux aussi particulièrement soignés cette année-là, avec une structure exclusivement dédiée aux bandes dessinées asiatiques, le Manga Building, et une expo mémorable (elle sera un peu plus tard recréée à Paris) sur le groupe Clamp. Le Festival n’oublie pas aussi de revenir sur sa propre histoire avec « 35 ans de Grand Prix », où comment démontrer la cohérence et la pérennité d’une véritable politique d’auteurs sur plus de trois décennies. Côté spectacles, l’habitude est prise, désormais, de faire se croiser sur scène des auteurs de bande dessinée et des artistes venus d’autres disciplines, comme en témoignent deux soirées qui font date au théâtre d’Angoulême : Thomas Fersen illustré par Joann Sfar et Yolande Moreau illustrée par Pascal Rabaté. Un nouveau personnage a également fait son apparition à Angoulême : Le Fauve, nouvelle mascotte du Festival créée par Lewis Trondheim. Une statuette à son effigie matérialisera désormais les Prix décernés par le Festival. Le Grand Prix échoit, c’est une première, à un auteur bicéphale : le tandem Dupuy et Berberian.