L’Histoire du festival
édition par édition
2011
BARU
Quelle affiche en ce mois de janvier 2011 ! Baru fait l’événement bien sûr, avec une grande exposition monographique qui plonge aux racines mêmes de l’univers ouvrier qui constitue le cœur de son œuvre, mais aussi avec une expo musicale collective et un disque, Rock’n’Roll antédiluvien, qui célèbre son amour du rock pré-60’s. Côté expos, Snoopy, le monde de Lanfeust et la nouvelle génération belge francophone sont à l’honneur, tandis que la bande dessinée made in Hong Kong est venue en force, avec pas moins d’une quinzaine d’auteurs. Une empreinte asiatique d’autant plus marquée qu’une légende du manga est aussi venue à Angoulême spécialement pour participer aux Rencontres internationales : rien moins que Riyoko Ikeda, la créatrice de la célèbre Rose de Versailles. Tandis qu’on se presse aux avant-premières cinéma (Largo Winch II et Tron – L’héritage), les festivaliers qui ont choisi d’être au théâtre se souviendront longtemps du concert ravageur qu’y donne le groupe Heavy Trash, illustré live sur scène par Baru, Chauzy et Flao. Peut-être l’événement rock le plus incandescent qu’on ait vu de mémoire de Festival ! Et en guise de bouquet final, l’Académie des Grands Prix choisit comme nouveau lauréat une légende de la bande dessinée mondiale : Art Spiegelman, l’auteur du mythique Maus.
Art Spiegelman
2010
Blutch
Le couronnement de Blutch, virtuose du dessin, donne une orientation très graphique à cette 37e édition, avec une carte blanche au dessinateur Fabio Viscogliosi et une exposition historique et collective sur les dessinateurs d’humour. Les jeunes lecteurs sont soignés, comme toujours, avec une expo de plein air sur Les Tuniques bleues, un coup de projecteur sur la série Léonard et un rendez-vous avec la série-vedette One Piece au sein du Manga Building. Tandis que Fabrice Neaud dévoile son travail à l’Hôtel Saint Simon, les visiteurs du Musée des Beaux Arts découvrent une exposition collective initiée par le Musée du Louvre. Les festivaliers ont également rendez-vous avec la jeune bande dessinée russe, dans le cadre d’un échange entre le Festival d’Angoulême et son homologue de Saint Pétersbourg, qui conduira quelques mois plus tard un petit groupe d’auteurs français sur les bords de la Neva. Au théâtre, Bilal propose en live une représentation de sa création vidéo Cinémonstre et Blutch dessine sur scène en compagnie du groupe de la comédienne Irène Jacob. Les festivaliers n’oublieront pas non plus une cérémonie de remise des prix mémorable, scénarisée et mise en scène par Les Requins Marteaux, qui verra le même Blutch interpréter en frac et haut de forme une séquence dansée très réussie… Le Grand Prix est décerné à Baru.
BARU
2009
Dupuy et Berberian
En 2009, Philippe Dupuy & Charles Berbérian donnent une couleur créative et enjouée à la 36e édition du Festival. L’exposition monographique qui leur est consacrée fait date. Au chapitre des expositions toujours, un casting luxueux et varié avec Boule et Bill, la bande dessinée flamande, Winschluss, Frank Margerin et son héros Lucien et le choc de la revue sud-africaine Bittercomix, dont quatre auteurs ont pour l’occasion fait le voyage d’Angoulême. Les bandes dessinées asiatiques sont là aussi, bien sûr, avec l’œuvre d’un maître du manga, Shigeru Mizuki, et une surprenante exposition coréenne animée par toute l’équipe des éditions Sai Comics. Sur le terrain médiatique, le Festival déploie un nouvel outil, qui permet de donner un rayonnement supplémentaire à l’événement angoumoisin, bien au-delà des frontières charentaises et même françaises : la Web TV du Festival. Et sur scène, les festivaliers peuvent applaudir Arthur H. illustré par Christophe Blain, Arno mis en images par Nix et Johan De Moor et Rodolphe Burger en compagnie de Dupuy et Berberian. Au terme d’un Festival très réussi, le Grand Prix récompense l’un des plus brillants graphistes de sa génération : Blutch.
Blutch
2008
José Muñoz
Muñoz, tout en élégance, choisit de dédier l’espace d’exposition qui lui est consacré à la bande dessinée argentine, que les festivaliers peuvent ainsi découvrir dans toute sa diversité. Pour les plus jeunes, on célèbre le cinquantenaire de la naissance des Schtroumpfs ainsi que la série Lou de Julien Neel, tandis qu’une spectaculaire exposition explore le thème des villes du futur. Pour la première fois dans l’histoire du Festival, la Chine est venue en force à Angoulême avec un spectaculaire « Pavillon Chine » installé dans la Cour de l’Hôtel de ville et une délégation de près de quarante auteurs, éditeurs et officiels, dont une vice-Ministre de la Culture. Les adeptes de la culture manga sont eux aussi particulièrement soignés cette année-là, avec une structure exclusivement dédiée aux bandes dessinées asiatiques, le Manga Building, et une expo mémorable (elle sera un peu plus tard recréée à Paris) sur le groupe Clamp. Le Festival n’oublie pas aussi de revenir sur sa propre histoire avec « 35 ans de Grand Prix », où comment démontrer la cohérence et la pérennité d’une véritable politique d’auteurs sur plus de trois décennies. Côté spectacles, l’habitude est prise, désormais, de faire se croiser sur scène des auteurs de bande dessinée et des artistes venus d’autres disciplines, comme en témoignent deux soirées qui font date au théâtre d’Angoulême : Thomas Fersen illustré par Joann Sfar et Yolande Moreau illustrée par Pascal Rabaté. Un nouveau personnage a également fait son apparition à Angoulême : Le Fauve, nouvelle mascotte du Festival créée par Lewis Trondheim. Une statuette à son effigie matérialisera désormais les Prix décernés par le Festival. Le Grand Prix échoit, c’est une première, à un auteur bicéphale : le tandem Dupuy et Berberian.
Dupuy et Berberian
2007
Lewis Trondheim
L’affiche de l’édition 2007 (pinceau et crayon dressés sur un poing brandi) donne le ton : le 34e Festival s’annonce tonique ! Et de fait, le rendez-vous d’Angoulême fait une fois encore l’événement. De multiples initiatives mettant en valeur la dimension vivante et « spectaculaire » de la bande dessinée sont proposées aux festivaliers, comme les 24 heures de la bande dessinée initiées par Lewis Trondheim, les séances d’Impro BD organisées sur la scène du théâtre avec la complicité de Fluide Galacial, ou encore les Rencontres dessinées, qui permettent au public d’approcher l’intimité d’un auteur au travail. Enfin, toujours dans le registre des événements live, une grande artiste de la scène française, Brigitte Fontaine, crée la surprise au théâtre avec un spectacle exceptionnel mis en images live par le dessinateur Blutch. Le Grand Prix récompense un maître de la bande dessinée latino-américaine : José Muñoz.
José Muñoz
A propos du festival
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