Dans les pas de Jirô Taniguchi, l’homme qui marche

Le mercredi 25 février 2015 à 15h58

Nous vous proposons de visionner, en exclusivité, le documentaire inédit « Dans les pas de Jirô Taniguchi, l’homme qui marche » présenté lors de l’exposition « Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve » à Angoulême, en janvier 2015

Inédite par son ampleur et son propos, l’exposition « Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve » ne pouvait pas être présentée au public du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême sans un volet audiovisuel qui soit, lui aussi, inédit. C’est la raison d’être du film documentaire « Dans les pas de Jirô Taniguchi, l’homme qui marche », tourné par Nicolas Finet et Nicolas Albert au Japon et en France entre septembre et novembre 2014.

La partie japonaise du tournage était adossée à une idée simple : accompagner Jirô Taniguchi lors de l’un de ses voyages à Tottori, la ville de sa naissance et de ses jeunes années (à quelque 500 kilomètres à l’ouest de Tokyo, sur le littoral de la mer du Japon), une forme de témoignage inédite puisque les documentaires qui lui avaient été consacrés jusqu’alors en Europe avaient pour cadre son atelier. Se rendre à Tottori aux côtés du dessinateur fournissait une occasion unique de déambuler dans ses traces, à la manière de L’Homme qui marche, afin de renouer les fils de sa mémoire et de ses racines – des figures essentielles dans une œuvre que traversent en permanence les thèmes de la famille et des origines.

Les séquences tournées en France avaient quant à elle une autre finalité. Il s’agissait de recueillir des commentaires sur Taniguchi auprès de témoins de son parcours d’auteur auprès des lecteurs occidentaux, et ainsi de mettre en évidence la force et l’originalité de son travail. Des auteurs de bande dessinée familiers de son œuvre, et qui ont parfois noué avec le mangaka des relations amicales, se sont volontiers prêtés au jeu (François Schuiten, Benoît Peeters, Baru, Igort, Mari Yamazaki), ainsi que l’une de ses éditrices et son agent au Japon. De quoi composer un portrait sensible et pudique, qui permet de mieux comprendre la séduction durable qu’exerce ce grand auteur japonais sur les publics européens.