La Tendresse des pierres par Marion Fayolle

Le mardi 24 septembre 2013 à 09h43

Marion Fayolle nous a fait le plaisir d’accepter de répondre à quelques questions à l’occasion de la sortie de son quatrième album, “La Tendresse des pierres” aux Éditions Magnani.

Couverture La Tendresse des Pierres © Marion Fayolle

Diplômée de la prestigieuse École des arts décoratifs de Strasbourg, trois fois lauréate du Concours Jeunes Talents d’Angoulême, cofondatrice de la revue Nyctalope avec Matthias Malingrey et Simon Roussin, Marion Fayolle a plusieurs cordes à son arc. Auteur de Nappe comme neige aux éditions Notari, de Le Tableau aux éditions Magnani et de L’homme en pièces aux éditions Michel Lagarde, elle réalise également des illustrations pour l’édition jeunesse et la presse : revue XXI, New York Times, Psychologies Magazines, Muze, Paris mômes, etc…

Trois fois sélectionnée au concours Jeunes Talents, ce n’est pas rien, cette expérience t’a-t-elle aidé pour la suite de ta carrière ?
Marion Fayolle : Être sélectionnée plusieurs fois m’a permis de rencontrer Michel Lagarde, mon agent. Puis, c’est flatteur et ça donne un peu plus confiance en ce qu’on fait. Nos planches sont exposées et vues par de nombreuses personnes. C’est important d’avoir des réactions extérieures à celles de notre entourage.
Cela m’a donné un vrai élan pour continuer des séries de petites histoires courtes puisque mes planches réalisées pour Angoulême sont les premières planches de mon livre L’homme en pièces (Edition Michel Lagarde).

Qu’est-ce qui t’a poussé à participer à ce concours ?
Marion Fayolle : J’étais étudiante à l’école des arts décoratifs de Strasbourg et avec un groupe d’amis, on participait chaque année. C’était l’occasion d’avoir un avis sur nos histoires et d’être invité au festival si on avait la chance d’être dans la sélection.

La nouvelle édition du concours a été lancée il y a un peu plus de deux semaines. As-tu des conseils à donner aux jeunes auteurs qui aimeraient se lancer ?
Marion Fayolle : Je n’ai pas vraiment de conseils à leur donner. Je pense que le plus important est de proposer des planches faites avec plaisir sans trop se soucier du cadre et sans penser à gagner. Il faut avant tout proposer quelque chose qui nous ressemble.

Un nouvel album, La Tendresse des pierres, est déjà ton quatrième –sans compter la traduction anglaise de L’homme en pièces qui arrive- est-ce que tous ces projets étaient prévus de longue date ?
Marion Fayolle : L’homme en pièces (éditions Michel Lagarde) et Nappe comme Neige (éditions Notari) sont deux livres que j’ai réalisés pendant mes études à Strasbourg. Ils sont parus en librairie peu de temps après ma sortie de l’école. Ensuite, j’ai rencontré Julien Magnani avec qui j’ai réalisé un livre illustré Le tableau et La tendresse des pierres.
Ce dernier livre représente plus de deux années de travail d’écriture et de dessin. C’est un projet ambitieux et très important pour moi.

Tu travailles également pour plusieurs journaux et magazines, comment se passe la cohabitation entre projets personnels et projets de commande ?
Marion Fayolle : Oui, en effet, je dois jongler entre mes projets personnels et des projets de commande. Au début, c’était assez compliqué de passer de l’un à l’autre, de réussir à être pleinement mobilisée dans plusieurs projets à la fois.
Je passe vraiment beaucoup de temps sur mes livres mais c’est la commande qui me permet de vivre. L’un et l’autre se complètent. Les gens qui me sollicitent connaissent mes livres et me proposent d’illustrer des articles finalement assez cohérents avec mon univers. Il est rare que je sois obligée de faire de trop gros compromis, et si on me demande des choses trop éloignées de moi, je préfère refuser.
Ce qui est difficile à gérer, c’est le rythme. Parfois, toute ma tête pense au livre que je suis en train de faire et je dois réussir à me plonger rapidement dans un article et trouver des idées. Mon cerveau est soumis à une vraie gymnastique et c’est parfois éprouvant !
Pour La tendresse des pierres, j’ai eu la chance d’avoir une bourse d’écriture du CNL. Cela a été un vrai coup de pouce. J’ai pu me concentrer pleinement sur mon projet pendant les derniers mois de travail et c’était idéal.

Quels sont tes prochains projets ?
Marion Fayolle : Pour l’instant, je n’ai pas vraiment commencé de nouveaux livres. J’ai quelques idées, quelques notes dans des carnets. Je vais d’abord me concentrer sur la promotion de mon livre. On prépare aussi une exposition des originaux avec le studio Monsieur.
Côté commande, je commence une collaboration avec la marque de vêtements Cotélac qui aboutira sur la réalisation d’un motif pour une robe. J’illustre aussi un livre d’Emmanuelle Pagano et je travaille pour le New York Times assez régulièrement. De quoi être déjà bien occupée !

 

Vous l’avez bien compris, Marion Fayolle fait partie de cette nouvelle vague d’auteurs de bande dessinée très talentueux, qui enrichissent le 9e art de par leur originalité et leur style artistique innovant, issus du Concours Jeunes Talents d’Angoulême.

Et pour en savoir plus sur son travail, n’hésitez pas à aller visiter son blog et suivre  son actu sur Facebook.