Le dessin et ses dessinateurs sont éternels

Le mercredi 07 janvier 2015 à 16h14

Le dessin, de tous temps, a été pour l’homme le moyen de s’exprimer : pour dire, partager, témoigner, protester, dialoguer, questionner, signifier, réunir. En un mot pour porter des idées.

Le dessin, de tous temps, a été pour l’homme le moyen de s’exprimer : pour dire, partager, témoigner, protester, dialoguer, questionner, signifier, réunir. En un mot pour porter des idées. La bande dessinée est venue enrichir ce mode d’expression originel – qui a précédé l’écriture. Parfois dans l’humour, parfois dans la gravité. Et il apparaît qu’échanger des idées, pour tous les hommes de progrès et de bonne volonté, reste le meilleur moyen de vivre ensemble et d’avancer. Par petits pas. Par grands bonds.

Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, depuis sa création, s’est toujours efforcé de donner la parole aux auteurs de tous les pays et de toutes les nationalités. En toute liberté. Il n’y a pas d’alternative.

La bande dessinée, en quelques décennies, s’est emparée de l’actualité du monde pour lui apporter sa contribution (le thème principal de l’édition 2014 du Festival, « La bande dessinée regarde le monde », prenait en compte ce phénomène).  Et c’est parce que ses créateurs ont toujours agi en esprits libres, critiques, y compris vis-à-vis d’eux-mêmes et de leur environnement, qu’ils ont produit des œuvres universelles.

Ces œuvres ont rencontré le public. Parfois dans le monde entier. C’est la raison d’être de notre événement de participer de cette rencontre et de cette passion qui rapproche les cultures et les peuples.

Aujourd’hui, au siège de Charlie Hebdo, des hommes sont morts pour avoir été des dessinateurs, des esprits libres. Certains d’entre eux nous étaient très familiers – en particulier Georges Wolinski, Grand Prix du Festival 2005. Tous nous étaient proches, car ils avaient ce même talent de savoir tout dire en quelques traits, pour nous donner à penser.

Et parce que c’est notre vocation, grâce aux auteurs de bande dessinée qui nous montrent la voie, nous continuerons de penser, avec eux et par nous-mêmes. De douter de tout avant d’agir, afin de toujours chercher à bien agir. Et avec une certitude : le dessin, lui, est éternel et, dans nos cœurs, les dessinateurs disparus de Charlie Hebdo le seront toujours aussi.

 

Nous sommes Charlie
En signe de solidarité avec Charlie Hebdo et l'esprit de liberté qu'il incarne, nous avons créé cet espace, ouvert à toutes celles et ceux qui, dans l'univers du 9e art, ont souhaité exprimer sous forme graphique ce que leur inspirent les tragiques événements survenus à Paris le 7 janvier à Charlie Hebdo.

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