Le monde selon Titeuf

En 2018, Titeuf aura 25 ans. À cette occasion, le Festival met le garçon à la mèche blonde à l’honneur dans une rétrospective qui passe en revue ce quart de siècle traversé avec une fausse désinvolture !

Glénat
Tcho

En janvier 1993, lors de la 20e édition du Festival d’Angoulême, un auteur suisse de 25 ans présente au monde un tout nouveau personnage : Titeuf, un petit garçon qui porte haut et fort les valeurs intemporelles et universelles de l’enfance.

Tout comme en leurs temps les Peanuts de Charles M. Schulz, Boule et Bill de Roba ou Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, Zep (Grand Prix du Festival 2004) va marquer plusieurs générations de lecteurs avec sa série au fort potentiel d’identification.

Houppette blonde, tee-shirt violet, pantalon blanc et paire de baskets dessinent immédiatement la silhouette de cette future star de papier dont les « Tchô » lancés à la cantonade rivaliseront bientôt avec le « M’enfin » de Gaston, le « Par Toutatis » d’Astérix ou le « Mille sabords » du capitaine Haddock !

25 ans plus tard, le personnage et son créateur toujours sémillant sont devenus des icônes de la bande dessinée. Entre-temps, le xxe siècle a laissé place au xxie : les bippers et les minitels ont été éclipsés par les téléphones portables et autres objets connectés ; la musique ne s’écoute plus sur CD mais en streaming, et les vinyles reviennent à la mode ; les liens sociaux se tissent sur la toile, et les crises de toute nature ébranlent encore davantage l’équilibre du monde.

Titeuf, lui, n’a pô changé, même si le trait de son créateur a gagné en maturité, en dynamisme et en souplesse. Le héros continue à porter sur son environnement un regard naïf, révélateur des désordres de la réalité. À l’occasion du 25e anniversaire du célèbre garçon à la mèche blonde, le Festival d’Angoulême qui l’a vu naître revient, à travers une grande exposition gratuite et pour tous les publics, sur le succès d’une série en prise avec son époque, qui observe avec tendresse et lucidité ses mutations.

Cette exposition revient sur les débuts controversés du personnage et l’empreinte que la série continue de laisser au bout d’un quart de siècle. Et si Titeuf n’a pas beaucoup changé depuis les années 1990, l’univers graphique de Zep, lui, a mûri en abordant le monde et ses évolutions sous l’angle de la dérision, du décalage et de la sensibilité. Présent à Angoulême, l’auteur accompagnera en outre l’exposition en animant une masterclass express en public !

Parvis de l’Hôtel de ville d'Angoulême du 25 au 28 janvier 2018
Production : éditions Glénat
Commissariat : Nicolas Tellop
Graphisme : Harold Peiffer