Exposition Osamu Tezuka, Manga no Kamisama

Le vendredi 07 juillet 2017 à 06h38

Une rétrospective exceptionnelle qui sera présentée à Angoulême, avec de nombreux originaux mythiques de celui que l'on surnommait "le Dieu du manga"

Au Japon, Osamu Tezuka (1928-1989) est surnommé Manga no kamisama, « Le Dieu du Manga ». Et pour cause, il est considéré comme l’inventeur du manga moderne. Dès 1947 dans La Nouvelle Île au trésor, Tezuka popularise une forme de récit au long cours. Sa narration montre une dynamique inédite, et l’esthétique est teintée de références à l’imaginaire américain, Walt Disney en tête. Jusqu’alors, le manga se cantonnait souvent à des formes courtes. Modèle pour les générations d'auteurs à venir, le dieu du manga participe à toutes les révolutions formelles qui suivront, s'emparant de tous les genres au fur et à mesure de leur apparition : bande dessinée pour jeunes garçons, pour jeunes filles, pour adultes, récits historiques. Dans les années 1960, Tezuka bouleverse enfin l’industrie naissante de l’animation japonaise en créant la première série pour la télévision, posant alors, sans le réaliser, les fondements de cette industrie.

Sans Tezuka, le manga et l’animation japonaise ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Ses créations sont nombreuses et la plus célèbre reste assurément Astro Boy (Tetsuwan Atom, 1952), un petit enfant robot alimenté par une pile nucléaire et célèbre dans le monde entier. Parmi les œuvres marquantes figurent également Le Roi Léo (1950), Phénix (1968), Ayako (1972), Bouddha (1972), Black Jack (1973) ou encore L’Histoire des 3 Adolf (1983).

Auteur mythique d’une époustouflante productivité, avec la réalisation de 170 000 pages de manga, Tezuka n’a jamais fait l’objet d’une véritable exposition en France. C’est donc une rétrospective exceptionnelle qui est présentée à Angoulême, avec de nombreux originaux mythiques. Une manière aussi de saluer la mémoire d’un auteur venu à Angoulême au début des années 1980, quelques années avant que la bande dessinée japonaise s’exporte massivement à travers le monde.

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Osamu Tezuka, Manga no Kamisama exhibit

 

In Japan, Osamu Tezuka (1928-1989) is called Manga no kamisama, “the God of Manga.” With good reason, as he is considered the inventor of modern manga. As early as 1947 in New Treasure Island, Tezuka initiated a form of narrative that would stand the test of time. His narratives show innovative dynamics and an aesthetic tinged with references to the American imagination, Walt Disney in particular. Up to that time, manga was often limited to short forms. The god of manga became a model for generations of authors to come, participating in all of the formal revolutions that would follow, and capitalizing on all genres as they appeared: comics for young boys, young girls, adults, and historical narratives. In the 1960s, Tezuka revolutionized the bourgeoning industry of Japanese animation by creating the first series for television, without even realizing at the time that he would be laying the groundwork for the industry itself.

Without Tezuka, manga and Japanese animation would not be what they are today. Among his numerous creations, the most famous is most assuredly Astro Boy (Tetsuwan Atom), a small robot child powered by a nuclear battery and famous throughout the world. His outstanding works also include Kimba the White Lion (1950), Phoenix (1968), Ayako (1972), Buddha (1972), Black Jack (1973), and Message to Adolf (1983).

Despite Tezuka’s stunning productivity of more than 170,000 pages of manga, the legendary author has never been the subject of an exhibit in France. It will be, therefore, an exceptional retrospective presented at Angoulême, with many incredible originals. It is also an opportunity to honor the memory of an author who came to Angoulême in the early 1980s, several years before the Japanese comic book began to be massively exported across the world.