L'Association du Festival

Le vendredi 10 juin 2016 à 09h28

Association fondatrice du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême.

Non au joyeux turlurons !
Le Festival n'est pas à reprendre...

« Plan de sauvetage du Festival, reprise de celui-ci, nettoyage (de l’organisation), on est prêt à prendre la relève,... Voici quelques-uns des verbatim publics des représentants du collectif « Angoulême Renaissance ». Et franchement, à les entendre et à les lire, on penserait d’abord que l'on nage dans la bande dessinée d’humour et la fanfare des Joyeux Turlurons. Si c’était un canular, on en rirait volontiers. Malheureusement il semblerait que non. Entre stupéfaction et incrédulité, l’Association a choisi de démonter cette main basse sur le festival.

Où se croient les intervenants de « Angoulême Renaissance » ? On s’interroge ! Vraisemblablement dans un pays de cocagne où tout est permis et possible. Alors peut-être est-il utile de leur rappeler que nous sommes en France, dans un état de droit. C’est à dire un pays où l’Association du FIBD qui gère le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême depuis 43 ans est également propriétaire de cet événement. Un pays, aussi, où les collaborateurs d’une entreprise ne sont pas des marchandises qu’on peut « transférer » (sans même leur demander leur avis). Un pays où un organisateur d’événement mandaté pour l’organiser a précisément, la responsabilité de l’organiser.

Si, sous prétexte que telle ou telle action d’une association, d’une entreprise où (pourquoi pas, au point où nous en sommes) d’une institution publique nous déplaisait nous nous arrogions le droit de la reprendre (en main) et de la gérer, dans quelle société serions-nous? Celle d’un régime totalitaire en fait. Les commentaires des médias à propos de l’initiative de « Angoulême Renaissance » ne se sont d’ailleurs pas trompés en parlant de « coup d’Etat » (heureusement, sans violence autre que verbale !).

Allez cela suffit ! Cela suffit sous prétexte de sauver le festival de prendre de telles initiatives qui portent in fine atteinte à son image. Cela suffit de dramatiser une situation en essayant de faire croire que cet événement serait réduit à rien et au bord du précipice. Un peu d’honnêteté intellectuelle permettrait de voir et de mesurer toutes les avancées qui ont été les siennes au court de ces dernières années, devenu « le 3e plus grand festival de France après Cannes et Avignon ». Qui pourrait croire que ce rayonnement a été atteint sans que l’équipe à l’œuvre pour le créer chaque année soit compétente ?

Oui, aujourd’hui des discussions sont en cours avec les pouvoirs publics et les professionnels de la bande dessinée. Oui, tout n’est sans doute pas parfait dans l’organisation de l’événement. Non, le Festival d’Angoulême n’est pas au bord du précipice et n’a aucunement besoin d’être sauvé par des amateurs qui se prétendent professionnels. A ce sujet il suffit de regarder attentivement leurs propositions pour voir ce qu’elles révèlent : au mieux une grande méconnaissance des réalisations du Festival et au pire, beaucoup de mauvaise foi.
Nous invitons tous ceux qui auraient un doute à ce sujet à découvrir l’analyse que nous avons produite suite à une lecture attentive de ces 14 propositions. (document à télécharger ci-dessous). L’enfoncement de portes ouvertes, les solutions du passé et l’argent qui coule à flot sont pratiquement à toutes les lignes de celles-ci. Par honnêteté, justement, nous concèderons qu’il existe deux ou trois pistes à étudier.

Face à des initiatives aussi déplacées et incohérentes que celle de « Angoulême Renaissance », l’Association du FIBD tient à affirmer à tous ceux qui aiment le Festival au premier rang desquels les angoumoisins et les charentais ainsi que tous les français et les citoyens du monde amateurs de bande dessinée, qu’elle veille sur cet évènement et que celui-ci a encore beaucoup de ressources et de belles années devant lui.

Association du FIBD - 71 rue Hergé - 16000 Angoulême - FRANCE
Association loi 1901 inscrite à la Préfecture de la Charente sous le n° W161000617 SIRET : 324 882 141 00058 APE 9499Z - No Intracommunautaire : FR38 324882141