48e ÉDITION – 28 JANVIER > 31 JANVIER 2021
 
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48e ÉDITION – 28 JANVIER > 31 JANVIER 2021
Le nouveau monde - FIBD plan

6 PIEDS SOUS TERRE

Le nouveau monde - N60 - Voir le site

Fabcaro Christoph Mueller Daniel Casanave David Vandermeulen Fabrice Erre Gilles Rochier Gwenaël Manac'h L.L. De Mars Matthias LEHMANN Thomas Verhille

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Premier livre de 6 Pieds sous terre et quasi première œuvre foutrarque de Guillaume Bouzard (Jolly Jumper ne répond plus chez Dargaud) et Pierre Druilhe (Welcome to America chez Ego comme x), Les pauvres types de l’espace est une synthèse de l’esprit délirant de l’alternatif des années 90, dans son versant humour déjanté et grungy.
Le décor de cette aventure déjantée est réalisé selon le principe du cadavre exquis (chacun des deux auteurs réalisant tour à tour une page par jour) et les éléments autobiographiques disséminés dans l’histoire, rappelleront aux amoureux du détail que c’est dans cette matrice estivale que Plageman est né de la plume de Guillaume Bouzard, sur les mêmes plages et la même année. Quant au récit, préparez-vous à décoller : fuyant les forces armées Kronembourgue, une poignée d’extra-terrestres n’ont d’autre choix que d’atterrir dans un camping de l’île d’Oléron, pour réparer leur vaisseau endommagé. Habilement camouflés en terriens - enfin en ZZtop - ils lieront connaissance avec les deux auteurs de cet ouvrage et leur bande de potes. Commence alors un curieux ballet narratif alliant l’utile (les réparations du-dit vaisseau) à l’agréable (fiesta ininterrompue de fraternisation entre civilisations avec dégustations de produits alcoolisés locaux). Cette réédition est agrémentée d’une suite inachevée de 20 pages, réalisée quelques années plus tard Les pauvres types et l’étrange dimension bizarre.
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Entre Europe, Amérique de sud et Afrique, Agora, recueil de dessins contemporains, dresse un portrait, entre réalité, symbolisme et imaginaire, de la rue, de la vie qui s’y déroule et des personnes qui la peuplent. Matthias Lehmann cartographie ainsi la faune et la flore de l’urbanité à travers des séries d’images composites, sortes de fausses photographies reconstituées à partir de croquis pris sur le vif, souvenirs, photos ratées (à moitié floues ou sous-exposées) et de bien d’autres sources. Il tente par le dessin, s’estimant piètre photographe, de raconter - ou d’évoquer - ce qu’est aujourd’hui le monde, du Brésil à la Guinée, de Saint-Denis (en bas de chez lui) aux monts Appalaches.
Matthias Lehmann s’est balladé sous diverses latitudes tout autant qu’en bas de chez lui, aux coins des rues, avec l’envie de recenser tout ce qu’il y voyait : les gens, leurs habits, leurs gadgets, le mobilier urbain, l’architecture, ainsi que le "costume universel" des rues comme les logos, les tags, les ordures, etc... tout ce qui constitue l’espace public et ce qu’il raconte. Bercé par les dessins de rues de New-York de Reginald Marsh, Matthias Lhemann témoigne : «- Rejeton du multiculturalisme, je ne me sens pas forcément de quelque part, même si dans ce livre, les scènes sont principalement situées en France et au Brésil », ses deux pays de culture.
Avec son dessin précis et élégant, l’auteur fait circuler le lecteur dans l’humanité d’aujourd’hui, celle de la vie vraie, loin de l’imaginaire publicitaire mondial qui se substitue de plus en plus à elle, en tant que représentation du monde.

Les images sont commentées par l'auteur en trois langues : français, anglais et portugais.

Pour soutenir les somptueux dessins de Matthias Lehmann, l'ouvrage dispose d'une reliure ouverte sans dos et est en très grand format (25x36 cm).
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Henri, le lapin à grosses couilles est un faux vrai livre pour enfants (et non l’inverse). Hilarante fable sur un petit lapin à lunettes, qui se fait moquer par tous les animaux de la forêt du fait de sa particularité anatomique. Il deviendra un héros dans sa petite communauté animalière en sauvant Heliette, petite lapine handicapée suite à un accident de piège à loup. Dans un pur style “il était une fois”, Henri le lapin à grosses couilles sait faire rire les grands (parents ou pas) par le pastiche qu’il propose sur la sage (et souvent niaise) littérature enfantine et bidonne de rire les marmots (nous avons fait des test !)
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Paru fin 2006, Comme un lundi est le premier livre de James.

Il se compose d’une série de 30 petites histoires muettes dont une partie a été publiée sur l’un des plus fameux blogs BD des années 2000 : Ottoprod inc. - Les mauvaises humeurs de James et de La Tête X La série aborde des moments ou les hasards de la vie parviennent à des conclusions irréfutables -bien souvent à notre dépend- ainsi qu’à ce qu’on pourrait appeler des « grands moments de solitude ». D’un agent de la circulation se prenant pour John Wayne aux différentes situations dans lesquelles on offre des fleurs en passant par la cruelle désillusion sur l’identité du Père Noël, tout concourt, dans d’implacables chutes burlesques, à évoquer au lecteur le sentiment de la perte de l’innocence. Si c’est bien l’humour qui est ici maître des lieux, il reste clair qu’il habille avant tout les petites cruautés que la vie nous réserve, quand le hasard nous donne l’impression d’une comédie bien trop humaine où l’on aurait le premier rôle, bien involontairement. Mais rien de cynique dans la démarche de James, plus prompt à photographier avec recul ces instants tragi-comiques qu’à se laisser submerger par eux. Quelques-unes unes de ces histoires ont participé, lors de leur publication sur Internet, au succès considérable du blog de James et de la Tête X, l’un des plus célèbre de la blogosphère graphique. James est aujourd’hui un auteur reconnu (et très demandé !) ainsi que le directeur de la collection d’humour Pataquès, chez Delcourt. Il publie, en solo ou bien souvent avec son comparse Boris Mirroir, tant chez Audie que Dupuis, Glénat ou Dargaud.
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Le nouveau livre de Fabcaro pour cette rentrée 2019 !



C’est dimanche, c’est le jour du repas en famille, tout le monde est ravi de se retrouver ensemble autour de la table. Alors que tout est prévu pour faire de ce rendez-vous un moment d’amour et de partage surgit tout à coup la question à laquelle personne n’avait pensé : De quoi on pourrait parler ? Formica est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes. Tragique. Mais pas que...
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ci-bas, à Sassafras County, les choses suivent sereinement leur cours. Dans les hautes branches, les cardinaux rouges chantent, la salsepareille fleurit en bouquets épineux et parfumés, et le rapide pour Green Valley arrive toujours à l’heure. Souhaitant profiter de l’allégresse ambiante, Millborough coiffe son chapeau, corrige dans le miroir l’angle

du noeud papillon à sa chemise, sort de la maison et, d’un pas décidé, entreprend l’ascension de la Grande Question Existentielle. Déambulation bucolique dans un Midwest idéalisé, aux graphismes post-Crumbiens étincelants, Les choses de la vie marque le lecteur tant par son acuité aux questions existentielles que par son humour un brin désespéré.

Christoph Mueller joue également la carte expérimentale, usant du format “strip” tout en longueur pour questionner les possibilités du langage de la bande dessinée, use d’anamorphoses, de séquences muettes, de plans multiples et aventureux et d’ellipses inter-strips pour créer un rythme en accord avec l’ambiance du récit. Un exercice à la fois brillant et passionnant.
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« J’essaye de dévier le courant morne. Je pourrais déplacer les meubles. Je pourrais écrire. Je pourrais graver. Je pourrais faire du sport. L’ennui, c’est que je ne suis pas là. L’ennui, c’est que rien ne me motive ici. L’ennui, c’est l’ennui. »



On avait laissé Tanx combattant les questionnements artistiques et les liens politiques et personnels qu’ils induisent dans Toutes les croûtes aux coins des yeux, en 2018. Ce vaste chantier mental rapporté dans ce livre réflexif a visiblement porté ses fruits puisqu’on la retrouve deux ans après dans un lâcher-prise total, tant personnel qu’artistique, avec Attembre, regroupant 6 mois de chroniques quotidiennes narrant dans le détail le bouleversement complet de sa vie. Attembre, telle une suite logique à Toutes les croûtes aux coins des yeux, confirme la profondeur exacerbée de la vaste exploration artistique et personnelle à laquelle, au fil des livres (et des fanzines qui les précèdent), l'autrice nous convie. il démontre par l’absolue franchise de la narratrice sa lucidité dans ce travail de recherche de soi face au monde, qui la guide depuis des années. Cette chronique biographique devient, au fil des ans, une référence tant pour la bande dessinée que pour le rapport complexe et politique entre l’artiste et la réalité qu’il induit, dans ce début de XXe siècle.