L'EXPO LOUVRE
Expositions | Musée des Beaux Arts
28 janvier 2010
© De Crécy / Futuropolis

À découvrir en images, le regard porté par quatre auteurs sur le célèbre musée.

 

Il y a un an, la bande dessinée faisait son entrée au Musée du Louvre, pour un séjour remarqué de plusieurs mois.

Initiée par le célèbre musée parisien, cette rencontre prenait la forme d'une collaboration avec l'éditeur Futuropolis, pour une coédition de quatre albums inédits, prolongée début 2009 par une exposition d'originaux issus de ces quatre livres.

Après avoir séduit le public parisien, c'est cette exposition qui prend maintenant ses quartiers à Angoulême, le temps du 37e Festival.

Pour cette « première » inviter le 9e art dans l'un des plus célèbres musées du monde, et ainsi contribuer à l'enrichissement de sa palette traditionnelle, le Louvre a donné carte blanche à Futuropolis et à ses auteurs.
Quatre d'entre eux ont été choisis, reflets de la diversité de la bande dessinée (Nicolas de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, Eric Liberge et Bernar Yslaire), et invités à porter librement leur regard sur le musée et ses collections, sans aucune contrainte particulière.

Résultat, quatre univers d'auteurs qui entrent en interaction avec celui du Louvre, quatre dessinateurs engagés dans un vrai travail de création et de regards croisés sur le monde de l'art.

Dans un premier temps, ce sont des albums de bande dessinée, coédités par Le Louvre et Futuropolis, qui ont matérialisé cette passerelle jetée entre deux univers peu habitués à se côtoyer : Période glaciaire de Nicolas de Crécy, Les Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu, Aux heures impaires d'Eric Liberge et Le Ciel au-dessus du Louvre de Bernar Yslaire et Jean-Claude Carrière.

Une exposition a ensuite été programmée au Louvre à partir de ces livres, afin de mettre en lumière le travail et les méthodes des dessinateurs - exposition qu'à leur tour les festivaliers pourront découvrir au Festival.

Ambition de cet accrochage d'originaux : sortir du strict cadre du récit, saisir et valoriser l'esthétique du geste, en plaçant des séquences entières de plusieurs planches dans un même cadre.

Un choix qui met en évidence les différentes méthodes de travail, techniques et matériaux propres à chaque auteur, tout en permettant au visiteur de pénétrer vraiment dans l'univers de chacun.

Pour Période glaciaire de Nicolas de Crécy, dix-neuf planches de format A4 peintes directement à l'aquarelle sont réunies dans trois cadres. De même, les quatorze planches à l'encre de Chine des Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu sont regroupées.

Aux heures impaires d'Eric Liberge est montré de l'ébauche à l'œuvre finie en mettant en regard cinq croquis de composition de format A3 et des tirages en haute définition des pages correspondantes.

Enfin, le dernier album de la série, Le Ciel au-dessus du Louvre de Bernar Yslaire et Jean-Claude Carrière, dessiné directement sur ordinateur, est présenté sur écran vidéo, avec mise en évidence de l'ensemble du processus de réalisation, du crayonné initial à la mise en couleur finale.

 

QUAND LE LOUVRE INVITAIT LA BANDE DESSINÉE
Musée des Beaux Arts
Du jeudi 28 au dimanche 30 janvier 2010


• Production : Musée du Louvre, Futuropolis,
9e Art +

• Commissariat : Fabrice Douar & Sébastien Gnaedig

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