Riad Sattouf persiste et signe
04 juin 2010 12h50
© Jorge Alvarez / 9e Art+

Un aperçu rétrospectif de sa récente lecture publique à Paris.

Aucun doute, Riad Sattouf a bien un public, il est nombreux et il est fidèle. Il suffisait, pour s’en convaincre, de venir à Paris vendredi soir dernier, 11 juin, l’écouter lire des extraits de ses albums : la grande salle aménagée pour la circonstance au sein du centre culturel le CentQuatre, en partenariat avec la Fnac, SNCF et le Festival d’Angoulême, avait fait le plein sans problème – qui plus est un soir où, exactement au même horaire, l’équipe de France se produisait en ouverture de la Coupe du Monde de football. Si ce n’est pas de l’amour…

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Confortablement installé sur une scène drapée de rouge, Riad Sattouf a commencé par régaler son auditoire – hilare – de dialogues extraits du nouveau volume de La Vie secrète des jeunes, son savoureux florilège d’authentiques tranches de vie saisies au hasard de ses pérégrinations parisiennes. Il faut dire aussi que le dessinateur était bien entouré : deux comédiennes, Valérie Donzelli et Laure Marsac, lui donnaient la réplique en faisant vivre les personnages féminins de sa chronique, tandis que le musicien Lionel Flairs, à la basse, apportait un contrepoint musical à ces courtes scènes du quotidien de la rue.

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Outre La Vie secrète des jeunes, deux autres des albums de Riad Sattouf ont également bénéficié de cette transposition live d’un univers de papier : Manuel du puceau et Pascal Brutal. Hilarité encore, franc succès, et applaudissements nourris d’un public ravi. La bande dessinée montrait ainsi qu’elle avait toute sa place au sein de « Paris en toutes lettres », le festival littéraire de la capitale dont la lecture de Riad Sattouf était l’un des rendez-vous.

La soirée s’est achevée, sur un mode plus intime, par une rencontre entre le dessinateur et les adhérents de la Fnac, animée par Benoît Mouchart, directeur artistique du Festival.

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L’occasion d’un échange informel portant aussi bien sur la bande dessinée que sur le cinéma (Riad Sattouf, faut-il le rappeler, est aussi le réalisateur des Beaux gosses, premier film abondamment remarqué et récompensé), consacrant le talent et l’acuité de cet observateur tous terrains de la France d’aujourd’hui. Encore !

 

Photos © Jorge Alvarez / 9e Art+

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