Ulysse Malassagne

Le mercredi 24 avril 2013 à 10h37

Un double événement qui méritait bien une interview, pour en savoir un peu plus sur le parcours, les envies et les projets de ce Jeune Talent.

Couverture de Kairos © Ulysse Malassagne

Lauréat du concours Jeunes Talents en 2008 avec “The Last Wind”, Ulysse Malassagne se tourne vers la bande dessinée et le cinéma d’animation en intégrant l’école des Gobelins. En 2013 il a sorti le premier volume de la série Kairos chez Ankama Éditions dont vous pouvez découvrir un aperçu ci-dessous à travers le trailer conçu par l’équipe du jeune studio la Cachette dont Ulysse fait partie, et Jade aux éditions Glénat.
 

Un double événement qui méritait bien une interview, pour en savoir un peu plus sur le parcours, les envies et les projets de ce Jeune Talent.

Lauréat au concours Jeunes Talents, diplômé de l’école des Gobelins et auteur de bande dessinée, quels ont été les bénéfices du concours à ce moment-là pour toi ?
Ulysse Malassagne : Les bénéfices ne se sont pas fait immédiatement sentir. Outre, bien sûr, la satisfaction d’avoir été sélectionné, ce n’est qu’après ma sortie de l’école quand j’ai commencé à travailler dans le milieu de la bd, que j’ai réalisé que beaucoup de professionnels avaient vu mes planches exposées au festival, et suivaient mon travail depuis.

Peux-tu nous en dire un peu plus autour de la double sortie de tes premiers albums, Kairos et Jade ?
U. Malassagne : Kairos c’est une histoire sur laquelle je travaille depuis à peu près 3 ans, très inspirée par l’animation japonaise. Je ne voulais pas me poser de contraintes pour cette BD, simplement m’amuser à faire une histoire épique avec de l’amour, des dragons et de l’action.
Jade est un peu plus complexe. Je voulais faire une histoire d’aventure comme on pouvait en lire dans Spirou ou Tintin, mais en jouant avec la vision très occidentale et colonialiste qui les accompagnait souvent
C’est difficile d’avoir du recul sur ces deux BD, maintenant que j’ai terminé les premiers tomes, j’ai tendance à ne voir que les défauts. J’ai hâte de faire les suites pour essayer de faire mieux.

Tu réalises également des métrages d’animation, dont le trailer de la série Kairos, que tu as mis en ligne à l’occasion de sa sortie, est-ce que tu as des envies de projets transmédias ? De projets hybrides ?
U. Malassagne : J’adorerai travailler des histoires sur plusieurs médias différents, c’est un peu ce que j’ai commencé à faire avec Kairos effectivement.  Décliner une même œuvre sur plusieurs médias me semble très intéressant, parce que chaque art peut offrir un langage différent, avec toutes les subtilités qui lui sont propres, autour d’une même histoire.

Que penses-tu de la bande dessinée numérique ?
U. Malassagne : J’ai du mal à me faire une opinion là dessus, autant je suis hyper ouvert à de nouveaux formats numériques, autant je n’ai encore rien vu en BD numérique qui me permette de croire que c’est un format révolutionnaire. Mais il faut probablement que ce média se crée son propre langage, et c’est important que des gens s’y attellent. Moi je vois encore la BD classique et l’animation comme d’immenses terrains de jeu dans lesquels j’ai envie de faire plein de choses, donc la BD numérique ne m’intéresse pas pour l’instant.

 

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