Lescop et Vivès : des images et des sons

Le dimanche 03 février 2013 à 18h43

Le Festival international de la bande dessinée, la Nef et la Caisse d’Epargne se sont associés pour coproduire le concert de Lescop, dessiné en live par Bastien Vivès, samedi soir 2 février. Propos des deux espoirs de la musique et du 9e art, recueillis juste avant leur performance commune.

Le brouillard s’étend sur la salle de la Nef. A l’écran, le portrait du chanteur et leader de Lescop, le Charentais Mathieu Peudupin, tracé par le feutre épais noir de Bastien Vivès. Le décor est posé.

« J’avais entendu son album, raconte le dessinateur. Et puis, on s’est rencontré pour une interview des Inrocks. Lui dans ses chansons, moi dans la bande dessinée, on a trouvé qu’on exprimait les mêmes choses. On a le même terrain de jeu ».

De son côté, Lescop trouve sa musique, son univers très imagé. Le rapprochement avec le dessin lui semble évident. « Mais ça n’est pas facile de se laisser dépeindre par quelqu’un d’autre. Apparaître sous son crayon, c’est intimidant ».

Le chanteur a expliqué le déroulement du concert, lui a donné la liste des chansons. Bastien Vivès a réécouté l’album et commencé à dessiner. « J’ai donné ma vision, en essayant de ne pas prendre le pas sur la musique. Dans un concert, c’est le spectacle que donnent les musiciens qui compte. Je ne voulais pas prendre la première place ».

Les deux univers se complètent. Et pour le concert, Bastien Vivès a choisi d’illustrer, de faire de belles images, sans s’astreindre au narratif. « Pas comme dans les bande dessinées, précise-t-il, pas avec de l’action, des coups de poings. Là, mon point de vue est plus personnel. J’ai juste pris plaisir à dessiner ».